Programme d’appui aux exploitations agricoles intégrées et aux filières alternatives

Sur des parcelles émiettées à l’extrême, les populations ne survivent que grâce à des combinaisons complexes qui intègrent la plante, l’animal et l’arbre. L’ADISCO appuie donc les populations à développer des exploitations familiales intégrées qui préservent les ressources naturelles et assurent la sécurité alimentaire. A cette stratégie de minimisation des risques se greffe la promotion de filières alternatives aux cultures de rente en vue d’accroître les revenus des populations. Des appuis sont donc apportés aux populations pour qu’elles puissent négocier une place honorable dans la ‘’chaîne de la valeur ajoutée’’ : intrants, formation, stockage, transformation commercialisation.
Les appuis aux exploitations agricoles et aux filières alternatives permettent aux populations rurales de s’organiser pour mieux participer au débat sur les politiques agricoles et nationales.

Les actions de ce programme pourtant primordial continuent à être exécutées dans le cadre des autres programmes. La composante ‘’amélioration de la capacité contributive’’ du programme d ‘appui aux mutuelles de santé qui soutient des projets des organisations mutualistes en agri élevage sur près de 450 collines. Le projet Haguruka quant à lui appuie huit communes dans le développement d’exploitations agricoles intégrées ou de filières porteuses. Quant au projet d’appui aux activités génératrices de revenus dans les communes Sud de Gitega, il comporte également des actions en apiculture, en commercialisation d’intrants et en transformation agro alimentaire.

Un important projet régional de recherche action vient également de démarrer en collaboration avec la plateforme DIOBASS du Kivu avec le soutien financier de l’IDRC/CRDI Canada. Dénommé « Gouvernance des ressources naturelles collectives dans la région des grands lacs africains », il compte produire les incidences ci-après :
La vision du projet est l’avènement de collines vertes et prospères où les ressources naturelles sont gérées dans la bonne gouvernance grâce à la participation de tous les acteurs qui en tirent un revenu de manière équitable. Il s’agit d’arriver à une communauté harmonieusement engagée pour la bonne gestion des ressources naturelles collectives en vue de l’amélioration des conditions de vie de la population. La mission consiste à développer une recherche action participative pour :
- Promouvoir la gouvernance de la gestion des ressources naturelles.
- Contribuer à l’amélioration des conditions de vie.
- Participation de tous les acteurs à la gestion et à la prise de décision.
- Meilleure gestion des ressources naturelles.
Le projet choisit comme partenaires limitrophes prioritaires les groupes ci-après :
- Les communautés de base (CCC, CLD, OP, agri&éleveurs, organisations féminines, les femmes).
- Les entités territoriales décentralisées (collectivités, chefferies, communes) et l’administration locale.
- Les responsables administratifs (décideurs et services publics).
- Les chercheurs.

Les objectifs prioritaires du projet sont :
1. Faciliter l’émergence et le fonctionnement durable de comités locaux de gestion de l’environnement pour servir comme plateformes de consultation et de développement de politiques locales, de ‘’lois ’’ et de mécanismes de régulation pour la gestion commune des pools de ressources (Pentes des collines dégradées, boisements communaux, aires protégées et aires inondées).
2. Développer des mécanismes participatifs communautaires et des politiques plus inclusives et équitables pour combattre la dégradation des ressources naturelles.
3. Adapter et diffuser des innovations techniques et des systèmes intégrés de production pour la réhabilitation des pentes de collines dégradées, des terres inondées et des boisements communaux dans les zones de retour des personnes déplacées et rapatriées.
4. Identifier et promouvoir les opportunités économiques qui servent d’incitants aux paysans et aux femmes en particulier pour participer à la réhabilitation des ressources naturelles communes dégradées.
5. Analyser et promouvoir les conditions pour la participation effective des femmes et des pauvres dans les processus de prise de décision pour la gouvernance environnementale.
6. Renforcer les capacités techniques et organisationnelles des différentes parties prenantes pour mettre en place des structures et institutions pour la bonne gouvernance environnementale.
Le projet sera réalisé en synergie totale avec le projet Haguruka sur les communes prioritaires du Buyenzi et du Kirimiro.

Télécharger au format pdf les (MATRICES DES INCIDENCES DU PROJET GOUVERNANCE DES RESSOURCES NATURELLES)