Des cultures novatrices et attractives pour les jeunes

Nous n’allons pas reprendre ici toute la problématique du chômage des jeunes au Burundi largement développée dans le précédent numéro mis à part quelques repères pour planter le décor.

Sur 100 élèves qui terminent l’école primaire, seuls 30 accèdent à l’école secondaire, dont seulement 7% terminent l’université. Parmi ceux qui terminent les études, seuls 6% accèdent à un emploi dans le secteur formel et le reste rentre grossir les rangs des chômeurs dans le secteur informel, mais surtout rural. En conséquence, 90% de la population burundaise vit de l’agriculture de subsistance sur moins de 0.5 ha en moyenne et ce phénomène va s’amplifier au cours des prochaines années.

Dans le court et moyen terme, l’agriculture va donc rester le principal moyen pour résorber le chômage des jeunes et de l’ensemble de la population. Cependant les performances de l’agriculture burundaise restent médiocres et les jeunes en sont fortement dépités. Il suffit de regarder les flots de jeunes qui passent leur journée à jacasser dans les carrefours et abandonnent le dur labeur des champs à leur mère et grand-mère.